Historique de l’installation de la collecte des DID

Barchetta a vu en 2000 s’installer sur ses terres une usine de collecte et de ré-embouteillage des bouteilles en verre par la société APPROCHIM, filiale Corse de CHIMIREC.
Cette même société gère depuis, un site de collecte et de tri de déchets des ménages et de déchets industriels dangereux dans la zone industrielle de Folelli.

L’activité verrière n’a jamais connu sa deuxième année d’exploitation, les habitants de Barchetta ont eu toutes les peines du monde à voir les stocks de verre débarrasss (les frelons et autres rats amateurs du sucre qu’ils contenaient), l’activité de Folelli elle, perdure depuis sans problèmes apparents.
Si bien que la société APPROCHIM est aujourd’hui propriétaire de la vielle usine de Barchetta dont elle a réhabilité les locaux les plus récents lors de l’opération pour le verre.

Elle demande aujourd’hui aux pouvoirs publics de l’autoriser, dans le cadre d’une procédure d’enquête publique, à installer sur ce site un centre de tri et de collecte de déchets industriels spéciaux, dits « dangereux ».
Cette société avait déjà tenté l’implantation d’un site de concassage sur ce site en 2003; la préfecture de Haute Corse avait alors autorisé le tri, mais pas le concassage ni le compactage.
APPROCHIM n’avait pas donné de suite à ce projet.

Le projet d’APPROCHIM/CHIMIREC

Le projet aujourd’hui défendu par APPROCHIM/CHIMIREC est d’installer à Barchetta un centre de collecte et de tri de déchets industriels dangereux (DID) et d’effectuer sur le site toutes les activités pour lesquelles elle dispose des agréments préfectoraux.
Les DID, qui dans la législation s’appellent les déchets industriels spéciaux, disposent d’une vingtaine de référencements, ceux prévus à Barchetta vont des solvants, acides de batteries, pneus, huiles usagées, aux lavages des cuves réceptacles d’hydrocarbures.

Ces différentes joyeusetés se font en partie à ciel ouvert pour le tri, en partie dans des alvéoles de béton classiques pour les stockages extérieurs ou intérieurs.
Le projet d’installation se déplace ainsi de la zone industrielle de Folelli vers la zone résidentielle de Barchetta.

Déroulement de l’enquête (1)

L’enquête publique est ouverte depuis le 12 Avril 2010.
Passons sur les détails savoureux :
- Avis posé dans le « petit Bastiais »
- Nomination de Yves POGGI comme CE.(Tous les dossiers Corses d’HYDROCARBURES)
- Pas d’affichage de l’enquête par la mairie ???
- Dossier de 500 pages.

L’enquête enregistre aujourd’hui de nombreuse plaintes et inquiétudes de la population; la dernière venue du commissaire enquêteur a vu la présence de Monsieur le maire de Monte, conseiller général, et qui s’est exprimé contre le projet.
Monsieur le maire de la commune de Campile dont les berges sont sur le Golo de l’autre côté du projet s'est également exprimé contre.
La commune de Prunelli Di Casacconi est, sans encore l’avoir exprimé, très inquiète du devenir du captage d’eau potable effectué par l’OEHC sur son territoire, en aval d’un kilomètre du projet.

Les conseillères territoriales Mmes SIMONPIETRI et GIOVANINI se sont rendues sur le site et ont demandé une prorogation, de la durée de l’enquête, la tenue d’une réunion publique et la mise sous CD du dossier d’enquête pour une consultation plus « démocratique ».
La population se structure aujourd’hui autours de l’association constituée en 2003 pour la sauvegarde des intérêts des habitants des communes concernées par le projet.

Le Commissaire enquêteur fait droit à cette mobilisation en convoquant les associations en même temps que les édiles locaux lors de la réunion prévue le 18.05.2010 sur le terrain.
Une pétition « tourne » actuellement et a déjà recueilli plus de 500 signatures; elle témoigne de la mobilisation des habitants et de leurs amis pour faire obstacles à ce projet. Les autorités devront en tenir compte.

Déroulement de l’enquête (2)

La population de Barchetta est une population résidentielle, n’en déplaise à TZEK et PIDO !
Le solde migratoire positif de Volpajola, encore une fois, lui est totalement imputable, puisque l’école compte 25 élèves prévus pour la rentrée 2010/2011 avec une création de poste supplémentaire !
Le contenu du dossier n’est pas rassurant. Au plan général tout d’abord; APPROCHIM/CHIMIREC a les autorisations générales en Haute Corse pour stocker les transformateurs au PYRALENE d'EDF. (Voir l’alerte aux PCB lancée en Mars 2010 par le ministère de l’écologie).
Nul doute que ces transformateurs pourront à l'occasion ou dans l'ugence, être stockés temporairement sur le site de Barchetta méme s'ils n'en n'ont pas le droit.

Les incidents de stockage et de manutention concernant ces stockages sont légions en France, une simple consultation d’Internet suffit à s’en persuader.
Au surplus la société CHIMIREC n’est pas toujours en odeur de sainteté dans ce domaine; il suffit pour s’en convaincre de cliquer sur =>>> « Chimirec tricheries » sur Google.

Plus précisément le dossier d’implantation du projet montre deux séries de lacunes importantes, imprécisions graves quant à l’étude d’impact et communications techniques erronées aux pouvoirs publics.

1/ Quant aux imprécisions de l’enquête publique :
  - L’étude d’impact dans un milieu aussi complexe que les abords du Golo, l’étude d’impact a été effectuée par   APPROCHIM elle-même; le recours à une société indépendante, ayant ses propres processus de contrôles auraient   abouti à des contraintes plus importantes et systématisées.
Sur les eaux :
  - Ainsi, aucune étude Hydrogéologique n’existe pour étudier l’impact des eaux de ruissellement, des pollutions   accidentelles ou des épandages en bord de fleuve.
  - Nous sommes en vallée fluviale d’orientation est-ouest. Les études des vents se font à partir de la station de   captage en plaine orientale aux abords de l’aéroport !
  - La cartographie d’aléas faibles en cas d’inondation n’est pas fournie; rien n’est lisible quant aux cotes exactes ù   se situent les bâtiments de stockage, et rien n’est envisageable alors, quant aux obligations de surélever les   bâtiments en cas d’affleurement des eaux.
  - L’AEP de Barchetta est en nappe alluviale ; rien n’est expliqué quant à l’impact des besoins en eau du site sur   cette sorte de captage et sur le Golo lui-même.
  - Aucune étude hydraulique ne permet d’èvaluer l'impact des effets d’une pollution accidentelle ou résiduelle et continue sur le captage AEP situé à un kilomètre en aval du site sur la commune de Prunelle Di Casacconi.
Sur le site :
  - Les installations n’ont jamais été dimensionnées pour recevoir des DID, et rien n’est dit à ce sujet :
    a) sur le compactage du sol sous les stockages
    b) sur les soutènements des aires de tri mal conçues aujourd’hui
    c) sur la qualité anti feu des huisseries.
  - La proximité avec la route nationale, est présentée comme un avantage au dossier, mais rien n’est prévu pour   sécuriser l’entrée et la sortie des camions de transport.
  - Le site pour exercer son activité a besoin, aux termes du dossier, d’être raccordé à un réseau collecté d’eaux   usées; Barchetta ne dispose d’aucun réseau de collecte de quelque sorte que ce soit. Le Golo servira-t-il d’exutoire ???
  - Le site a besoin pour son activité de 800 M3 d’eau par mois; l’installation très mal dimensionnée de   Barchetta/Volpajola est probablement incapable de faire face à une telle demande.
  - Une question ne trouve aucune réponse dans ce dossier :
Pourquoi APPROCHIM passe d’un site industriel sur Folelli à un site résidentiel sur Barchetta ???

2/ Quant aux communications erronées aux pouvoirs publics :
D’une manière générale, après nous être renseigné, il semble que les services extérieurs de l’état, instructeurs de ce dossier aient été « désinformés » de manière systématique.
  - Rien n’est dit sur la proximité de l’école à 50 mètres du site, le rectorat n’en n’est absolument pas informé.
  - Barchetta n’a aucun POS ou PLU ou quoi que ce soit; plus de 20 permis de construire ont été accordés par la   DDE de Haute Corse depuis 20 ans. A aucun moment l’ancien site de l’usine n’a été classé. Un permis a autorisé   une maison, l’année dernière, à 4 mètres du site prévu pour stocker les huiles usagées inflammables ! La DDE n’est   pas informée du projet en cause.
  - Un site de captage AEP est à un kilomètre en aval du site, exploité par L’office hydraulique. L’OEHC n’est pas informé   du projet.
  - Les aléas d’inondation sont mal posés, les cotes des bâtiments de stockages peu ou pas envisagès, le Golo peut   subir de graves désagréments, la DASS n’en sait rien.
  - La commune de Volpajola est une des communes les plus accidentogénes de Corse; particulièrement entre   Barchetta incluse et Fontanone; La DDE de Corte n’est pas informée que des camions de gros tonnage vont venir   enrichir cette situation, d’autant que l’entrée de l’usine se situe à 50 mètres de l’école, en pleine agglomération.
Comment la D.R.E.A.L. a pu alors émettre un avis favorable au projet ???

Dans ces conditions, l’association de défense des intérêts des habitants, créée en 2003 lors du premier projet de centre de compactage, organise un rassemblement sur le site pour alerter les autorités et les Corses en général du caractère aléatoire du projet.
Plus généralement, après l’incinérateur de Ponte Leccia à 20 km de là toujours dans la vallée du Golo et avant la mise en place d’un incinérateur de fabrication de ciment pour compléter la chaîne, l’association « A Barchella » pose la question du stockage des déchets industriels en Corse.

Il faut trier et stocker, c’est certain.
Il n’est pas sur que la chaîne tri, incinération et introduction dans les ciments demeure la seule solution durable, au regard des interrogations que pose l’utilisation des mâchefers dans les ciments au plan de la santé publique (Cancers, etc.).
Il est certain qu’en Corse comme ailleurs les sites doivent être convenablement organisés et sécurisés.

"A Barchella" pose le principe de prudence :
ne pas rapprocher des enfants et des habitations certaines activités dont on connait les effets indésirables sur la santé dûs aux substances traitées, traitées : PCP- PYRALENES- AMIANTE-SOLVANTS et PHENOLS.

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Rassemblement du 15 Mai 2010

A Barchella communique :

Aujourd’hui l’association "A Barchella" qui regroupe les riverains du site d’APROCHIM sur BARCHETTA et plus largement les habitants des communes de VOLPAJOLA, CAMPILE, MONTE et PRUNELLI DI CASCCONE, toutes très concernées par les différents projets de cette société communique :
La société APROCHIM a déclaré vouloir "revoir" son projet d’installation des D.I.D. sur son site de BARCHETTA.
"Revoir" n’est pas "abandonner, loin de là !

Nous craignons, avec tous les habitants du Canton d’ALTO DI CASACCONE que APROCHIM et M. le préfet de Haute Corse ne remettent une copie "revue et corigée" d’ici quelques mois, pour un dossier mieux construit et avec l’aval de certains élus du Canton.

Nous formalisons aujourd’hui devant vous notre refus absolu et non négociable de voir s’installer au milieu de nos habitations, à quelques mètres de notre école et du Golo une activité industrielle génératrice au mieux de nuisances importantes, au pire de pollutions graves.

Dans ces conditions, nous demandons que :
- M. le Préfet de HAUTE CORSE de rendre public les conclusions du commissaire enquêteur, afin d’acter définitivement les périls en présence.
- La mairie de VOLPAJOLA de rendre publique sa délibération dans laquelle elle s’oppose au projet actuel.
- A APROCHIM/CHIMIREC l’abandon définitif de tout projet d’installation industrielle sur le site de BARCHETTA.
- A toutes autorités compétentes, de rendre la prescription de la carte communale de VOLPAJOLA urgente pour inscrire l’agglomération de BARCHETTA en zone résidentielle et non industrielle.
- Aux élus régionaux, dont l’action à jusqu’ici été déterminante, demander à la CTC d’exercer ses compétences pour le plan d’élimination des dêchets dangereux et d’écarter définitivement les options de BARCHETTA pour le tri et la collecte, et de PONTE LECCIA pour l’incinérateur, préservant ainsi la qualité de la vie dans la vallée du Golo.


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